30 juillet 2005

Rostin, le 30 juillet 1915

"Les visions d'ensemble ne me font plus rien, mais il est parfois des détails infimes qui m'émeuvent jusqu'aux larmes.
Dans un combat récent, nos tranchées sont détruites, mes mitrailleurs ensevelis avec leurs pièces que les Boches vont saisir. L'un de mes poilus arrache sa mitrail-leuse à la terre, la met sur son épaule pour la sauver ; il rampe vers la deuxième ligne, les Boches le fusillent à bout portant. Il rampe toujours dans un effort désespéré, place soigneusement sa mitrailleuse contre un arbre et expire à côté : il a sauvé sa pièce, il l'a mise en lieu sûr, il meurt satisfait. "

Rostin en avait déjà parlé ici.

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