07 juillet 2005

Rostin, le 7 juillet 1915

"Je vous fais grâce des multiples obus qui matin et soir, nuit et jour, sifflent sur nos têtes ou éclatent autour de nous ; ça c'est une musique banale qui paraît douce en comparaison des effroyables bombardements de ces quinze derniers jours.  Pourtant, le projectile est traître et, chaque fois que mon service m'appelle à l'autre bout du village en ruines ou aux tranchées, quelque victime encore chaude barre ma route. Pauvres corps sanglants, mutilés, étendus pour toujours, pauvres gars échappés des hécatombes et fauchés là bêtement, sans leur besogne."

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