04 juillet 2005

Rostin, le 4 juillet 1915

" Mon Dieu ! Quelles heures terribles nous vivons depuis le 20 juin, jour où les Allemands ont brutalement lancé sur notre front de quelques centaines de mètres, entre la route de Binarville à Vienne-le-Château et Bagatelle, un corps d'armée !
Trois de mes engins brisés, ensevelis, par les grosses bombes allemandes et les obus sont irrémédiablement perdus. Mon personnel, très dispersé, a relativement souffert ; mais j'ai perdu, hélas, mes deux officiers les plus anciens. C'est terrible et beau à la fois car leur mort a été glorieuse, mais que de regrets, que de larmes !  Je suis vivant et j'en suis tout surpris ! Nous sommes à ce point éprouvés qu'il est question de nous retirer provisoirement de l'enfer pour une destination inconnue. "

Posté par 112eri à 10:15 - - Permalien [#]